Une dizaine d'espèces de palmiers supportent le climat français hors zone méditerranéenne, et le facteur limitant n'est pas seulement le froid mais son association avec l'humidité hivernale.
Le palmier de Chine, souvent appelé palmier chanvre, résiste à des températures de l'ordre de moins 15 degrés et pousse jusqu'en Bretagne et dans l'est de la France. Le palmier nain d'Europe, seul palmier indigène du continent, supporte également le froid et la sécheresse. Le Jubaea du Chili et plusieurs Trachycarpus complètent la liste des espèces plantables hors du Midi.
Un palmier résiste bien mieux au froid sec qu'au froid humide. Le cœur, d'où partent les nouvelles palmes, pourrit lorsque l'eau y stagne à basse température. Un sol drainant et une protection du cœur en hiver comptent donc davantage que la température minimale annoncée pour l'espèce.
Ce coléoptère venu d'Asie, détecté en France en 2006, a décimé les palmiers du littoral méditerranéen. Il s'attaque surtout au palmier des Canaries et au dattier. Sa présence est signalée par des palmes affaissées en éventail et par un cœur qui se creuse. La lutte est réglementée, et tout foyer doit être déclaré ; le papillon palmivore constitue une seconde menace, distincte.
Au printemps, pour laisser une saison complète d'enracinement avant le premier hiver. Le collet ne doit pas être enterré, et un paillage protège les racines superficielles. L'arrosage est abondant la première année puis fortement réduit.